grasse, coeur vibrant du parfum

grasse, coeur vibrant du parfum

Une escapade à Grasse avant le retour en Bourgogne et l’occasion d’évoquer l’histoire de cette ville que j’affectionne.

Histoire souvent méconnue car elle n’a pas toujours été la ville la plus agréable à sentir… si la côte de Beaune embaume les raisins pressés pendant les vendanges, Grasse respire le parfum tout au long de l’année. Mais elle a d’abord été une ville de tanneurs, industrie très nauséabonde qui induira la culture de plantes à parfum pour masquer les odeurs animales et parfumer les gants, très à la mode à La Renaissance.

Puis la parfumerie grassoise explosera au 19ème siècle avec la multiplication des champs de plantes à parfum et des usines de transformation. Pas moins de 4 gares achemineront ses créations en France et à l’étranger. Et pour répondre à la demande croissante et évolutive, Grasse étendra ses frontières à travers le monde pour s’approvisionner en fleurs, épices, plantes aromatiques, résines et bois précieux jusque-là inconnus.

A l’instar de nos Climats de Bourgogne, l’excellence du savoir-faire grassois lié au parfum est reconnue avec son inscription en 2018 au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Unesco. Une renommée qui attire des marques prestigieuses et permet un renouveau des champs de plantes à parfum qui avaient majoritairement disparu sous la pression immobilière. 

Plantes à parfum qui bénéficient d’un « climat » grassois « béni des dieux » qui les rend si uniques… autre point commun avec nos vignes et notre terroir bourguignon !